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Héroïnes de l'histoire...

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13 décembre 2008

Les femmes et la Première guerre mondiale

Bienvenue sur mon blog. Vous découvrirez ici les principaux rôles tenus par les femmes pendant la Première guerre mondiale ainsi que l'histoire de certaines d'entres-elles. Alors, vous vous rendrez compte pourquoi leur appellation de "héroïnes" est justifiée...

La Première guerre mondiale bouleverse le quotidien des femmes françaises. Leurs conditions de vie sont dures en temps de guerre et leurs rôles dans la société évoluent avec le poids des circonstances et la mobilisation de toutes les énergies nationales.

La guerre rend la vie quotidienne des femmes difficiles, il s’agit tout d’abord de se procurer de la nourriture en temps de guerre au moment où les productions alimentaires se font plus rares. Les cultures sont moins productives en l’absence des hommes, d’animaux de traits et d’engrais. Il faut parfois faire la queue pendant de longs moments devant les magasins d’alimentation avant d’obtenir de la nourriture. Celle-ci est en partie rationnée au cours du conflit.

Le manque de nourriture n’est pas la seule difficulté à laquelle doivent faire face les femmes, il est aussi difficile de se ravitailler en combustible de chauffage. L’essentiel des biens de la nation est d’abord affecté à l’effort de guerre et aux poilus. Cet état de fait renforce la difficulté des travaux des femmes pendant la Première Guerre mondiale, car les corps sont affaiblis par les privations. Or, certains travaux des champs et à l’usine comme le rôle de « munitionnettes » sont extrêmement physiques et éprouvants pour les corps féminins.

La vie des femmes est aussi difficile en l’absence des hommes qui sont des maris, des fils, des frères. Elles vivent dans l’attente des nouvelles du front et dans l’angoisse de perdre un être cher. Ce sont de véritables souffrances morales. On décompte près de 630 000 veuves après le premier conflit mondial. Ce sont de nombreuses vies qui sont brisées par le premier conflit mondial, beaucoup de femmes resteront seules avec leurs enfants et devront se reconstruire moralement, tout en assurant la subsistance pour tout le foyer.

Il ne faut pas non plus négliger le sort très difficile des femmes vivant dans les départements occupés par l’ennemi. On est sans nouvelle des familles et des maris pendant toute la guerre et on doit subir une occupation très dure de la part des Allemands… Des viols ont parfois été commis…

Malgré ces conditions d’une dureté extrême, les femmes ont non seulement assuré leur rôle traditionnel mais, en l’absence des hommes, en ont assumé de nouveaux pendant ce conflit. Rapidement, la femme a vocation à remplacer les hommes partis se battre. La guerre correspond à une forte poussée du travail au féminin. Dès août 1914, les femmes doivent assurer le travail des champs. Le président du conseil les exhortait résolument à assurer l’approvisionnement non seulement de l’arrière mais surtout du front. L’entrée dans une guerre longue implique ensuite très vite de faire appel aux femmes dans des secteurs qui leur étaient jusqu’alors généralement étrangers.

Les « munitionnettes » s’habillent comme des hommes, font des gestes d’hommes, travaillent comme des hommes… Les femmes s’impliquent aussi plus directement dans un certain nombre d’emplois.

La figure de l’infirmière est typiquement féminine : l’infirmière dont l’habit blanc est synonyme de pureté, guérit les corps et les âmes. Elle accompagne l’action des médecins tout en consolant les blessés.

Les "marraines de guerre" ont aussi pour rôle de soutenir les combattants qui n’ont pas de familles ou qui se trouvent dans les zones occupées par les Allemands.

Enfin, elles ont aussi été employés dans les services publics. Dans tous les cas, l’intervention des femmes se fait au nom du service de la patrie. C’est bien toute la nation qui est mobilisée pour faire triompher l’indépendance nationale.

La guerre totale a donc complètement modifié et transformé le rôle et la place des femmes dans le monde du travail et dans la société.

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13 décembre 2008

Les femmes aux champs

Pendant la Première guerre mondiale, une des contributions des femmes à l'effort de guerre a été le courage des femmes d'agriculteurs qui, dans une France encore à dominante rurale et agricole, ont dû assumer à partir de l'été 1914 les durs travaux des champs. 

femmes_aux_champs1

L'appel aux Françaises de Viviani

Le 7 août 1914, le Président du Conseil René Viviani, qui songe à une guerre courte, lance un appel aux femmes françaises, en fait aux paysannes, les seules dont il pense avoir un besoin urgent dans les campagnes désertées par les hommes. Il leur parle le langage viril de la mobilisation et de la gloire:

« Debout, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie. Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés ! Il n'y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout ! A l'action ! A l'oeuvre ! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde ». 

 

La mobilisation des ouvrières est bien plus tardive, pas avant la fin de l'année 1915, dans un contexte bien différent. Elles seront 400 000 fin 1917, début 1918, à l'apogée de la mobilisation féminine, alors que l'ensemble du personnel féminin du commerce et de l'industrie dépasse de 20 % son niveau d'avant-guerre.

12 décembre 2008

Les "munitionnettes"

La plupart des hommes en âge de travailler avaient été mobilisés en 1914. Au fur et à mesure que s'envola l'espoir d'une guerre courte et qu'on s'engageait dans une guerre longue et totale exigeant une mobilisation de l'économie, il fallut ramener dans les usines les ouvriers les plus qualifiés, et aussi faire appel à la main d'oeuvre féminine.

Un certain nombre de femmes travaillaient déjà avant la guerre, mais elles étaient le plus souvent cantonnées dans des tâches considérées comme secondaires.

Ce qui était nouveau et frappa les esprits, ce fut leur embauche dans les usines d'armement, dont les ouvrières furent bientôt désignées sous le nom de "munitionnettes".

Les "munitionnettes" donnèrent lieu dans la presse à des dessins jetant un regard nouveau non dépourvu d'humour, sur le travail féminin et le statut de la femme au sein de la famille et de la société.

munitionnettes1

La pénibilité du travail dans les usines d'armement

La journaliste Marcelle CAPY, féministe et libertaire, travaille quelques semaines incognito dans une usine de guerre. Son témoignage paraît dans La Voix des femmes entre novembre 1917 et janvier 1918:

"L'ouvrière, toujours debout, saisit l'obus, le porte sur l'appareil dont elle soulève la partie supérieure. L'engin en place, elle abaisse cette partie, vérifie les dimensions (c'est le but de l'opération), relève la cloche, prend l'obus et le dépose à gauche.

Chaque obus pèse 7 kg. En temps de production normale, 2 500 obus passent en 11 heures entre ses mains. Comme elle doit soulever deux fois chaque engin, elle soupèse en un jour 35 000 kg.

Au bout de 3/4 d'heures, je me suis avouée vaincue. J'ai vu ma compagne toute frêle, toute jeune, toute gentille dans son grand tablier noir, pousuivre sa besogne. Elle est à la cloche depuis un an. 900 000 obus sont passés entre ses doigts. Elle a donc soulevé un fardeau de 7 millions de kilos.

Arrivée fraiche et forte à l'usine,elle a perdu ses belles couleurs et n'est plus qu'une mince fillette épuisée. Je la regarde avec stupeur et ces mots résonnent dans ma tête: 35 000 kg."

_____________________

L'appel aux femmes dans les campagnes comme dans les villes pour remplacer aux champs les hommes mobilisés au front n'a pas permis à lui seul de faire face à la pénurie de main d'oeuvre. Il a fallu aussi recourir aux jeunes, aux personnes âgées et aux travailleurs indigènes venus des colonies.

12 décembre 2008

Edith Cavell et Louise de Bettignies...de résistante à espionne...

Edith_Cavell

Edith Louisa Cavell (4 décembre 1865 -12 octobre 1915) est une héroïne de la Première guerre mondiale.

Edith Cavell naît en 1865 à Swardeston, dans le Norfolk, où son père, le révérend Frederick Cavell, est vicaire pendant 45 ans. Elle est formée comme infirmière au Royal London Hospital et, en 1907, nommée infirmière en chef au Berkendael Institute, à Bruxelles (Belgique). En 1909, elle fonde à Bruxelles une école d'infirmères. Quand la Première guerre mondiale éclate, l'hôpital est pris en main par la Croix Rouge; Edith Cavell et ses élèves soignent les blessés des armées alliées et allemandes. L'infirmière Cavell aide des centaines de soldats alliés à passer de la Belgique occupée vers les Pays-Bas neutres, en violation de la loi militaire. En 1915, elle est arrêtée et conduite devant une cour martiale par les Allemands.

edith_cavell7_arrestation

Elle ne se défend pas, admettant les actes qui lui sont reprochés et est fusillée par un peloton d'exécution à 2 heures du matin, le 12 octobre, devenant un martyr populaire et entrant dans l'histoire britannique comme une héroïne. L'exécution a eu lieu au Tir National, un site militaire (aujourd'hui un mémorial, près de l'immeuble de la télévision publique), où elle a été enterrée. L'affaire Edith Cavell est devenu un élément important de la propagande britannique pendant la guerre. Le médecin officier allemand l'assistant est le poète expressionniste Gottfried Benn (1886-1956), qui a laissé un récit de l'événement.

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La nuit précédant son exécution, elle parle au chapelain anglican, le révérend Gahan, qui a été autorisé à la voir pour lui donner la communion. « Le patriotisme n'est pas assez, je ne dois avoir ni haine ni amertume envers quiconque. » Ces mots sont inscrits sur la statue de St. Martin's Place, près de Trafalgar Square, à Londres.

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Après la guerre, le corps d'Edith Cavell est exhumé et ramené au Royaume-Uni. Après un service mémoriel à l'abbaye de Westminster conduit par le roi George V, il est conduit par train spécial à Thorpe Station, à Norwich. Elle est réinhumée à Life's Green, à l'extrémité est de la cathédrale de Norwich. Chaque année, un service est rendu devant sa tombe.

exhumation_d_Edith_Cavell

Une rue ainsi qu'un institut médical portent le nom d'Edith Cavell à Bruxelles, dans la commune d'Uccle. Une rue porte également le nom d'Edith Cavell a Sainte-Adresse près du Havre ainsi qu'à Vitry sur Seine (Val de Marne)et à Hyères (Var).

Une place lui est enfin dédiée à Lille (quartier de Lille-Sud), ville aussi concernée par la mort, en captivité, d'une héroine de la 1ère guerre mondiale : ---> Louise de Bettignies.


10 décembre 2008

Les "Anges blancs"

Pendant la Première guerre mondiale, de nombreuses femmes volontaires sont parties au front afin de devenir infirmières: on les a surnommées les "Anges blancs".
Elles ont fait face aux atrocités de la guerre, aux corps mutilés des soldats et pour la plupart, ont cotoyé l'ennemi au plus près...

anges_blancs

florina_flamme_ange_blanc Sur cette photographie de l'époque, est représentée un des derniers anges blancs de l'histoire, la belge Florina Flamme. Pour connaitre son histoire, cliquez ici.


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9 décembre 2008

Les "marraines de guerre"...

Cette institution populaire a été créée afin d'apporter du soutien aux soldats qui se battaient au front et qui se voyaient privés d'affection. La guerre s'éternisant, ce qui n'était pas prévu au départ, rien n'avait été mis en place pour les aider moralement. En effet, leur moral n'était pas au plus haut face aux morts, aux conditions de vie épouvantables dans les tranchées, au froid mais également face aux lettres de leur famille qui n'arrivaient plus... Les "marraines de guerre" écrivaient donc régulièrement aux soldats en ayant fait la demande, elles leur envoyaient de nombreux colis essentiellement de la nourriture. Elles étaient en quelque sorte leur deuxième famille...

marraines_de_guerre

"Je suis dans mon escouade seul de ma condition, écrit l’un d’entre eux. Les autres reçoivent de belles et longues lettres en bas desquelles je vois quelquefois : tes parents qui t’embrassent. J’ai beau faire, je vous avoue que je suis jaloux de leur bonheur et, pourtant fort de caractère, j’ai déjà eu souvent envie de pleurer. J’ai bien fait des efforts pour ne pas me plaindre".
"Il n’y a pas pour moi de moments plus durs que la distribution des lettres", confie un autre.

Demande de correspondance avec une marraine de guerre par un poilu:

marraines_de_guerre1


---> Pour en savoir plus, cliquez ici.

 


8 décembre 2008

Bilan de l'après guerre...

Pour la majorité des femmes françaises, l'après Première guerre mondiale s'est traduit par un retour à la normale et aux valeurs traditionnelles.

Dans une France traumatisée, les femmes ont dû retourner à leurs rôles d'épouse, de mères de foyers et de mères de famille.

En 1921,  le nombre de femmes au travail n'avait pas augmenté depuis 1914. Cependant, elles ont pu accéder à des fonctions à responsabilités.

L'histoire des femmes durant la Première guerre mondiale a inspiré de nombreux auteurs et réalisateurs. Citons par exemple le film Les femmes de l'ombre de Jean Paul Salomé sorti le 5 mars 2008 au cinéma.

Il relate l'histoire de plusieurs femmes engagées dans la Résistance française et recrutées par le service secret de renseignement et de sabotage piloté par Churchill. Par de nombreuses missions tant risquées les une que les autres, elles vont devenir des héroïnes de guerre.

les_femmes_de_l_ombre


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